Samedi 16 avril : essai de régression (résidence à l'Entre-sort de Furies, Châlons-en-Champagne).

Publié le par Ludor Citrik

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 J’ai essayé de partir du clown malin, d’un certain allant verbal , joueur des codes culturels du spectacle,  boute-en-train : un Ludor citrik  gonflé de lui-même.

Après une entrée pleine de contemporanéité, j’ai entamé une course autour de la bâche qui nous a servi de parc d’enfant pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents.

Ce joyeux footing en rond d’abord plein de verve  a été le terrain de ma régression. Plus  les tours s’enchainaient, plus la sueur perlait, le point de côté se faisait latent, le mot devenait phone, la peau réclamait de l’air. J’enlevais mes vêtements, mes chaussures et  mon savoir pour me retrouver en couche dans une course de plus en plus maladroite. Puis, je finis dans cet élan  centrifuge par me laisser choir dans le cœur du tourbillon de l’espace temps. Je courrais non comme la Dame Rouge de Lewis Caroll pour rester à la même place mais dans le sens des aiguilles d’une montre qui remonte le temps. Le tour de piste du clown confinait à l’eternel recommencement. Dans mon désapprentissage, je tombais bientôt sur le dos tel l’insecte, impuissant. J’allais m’endormir du premier sommeil quand je me redressai d’un coup comme d’un mauvais cauchemar. Un nez rouge entravait ma respiration. J’étais affublé d’une vilaine couche. Je quittais tout cet attirail et nu, je partis comme un nouvel homme vers un monde incertain.

Ludor Citrik

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