Mercredi 4 mai : réflexions et travail du jour (résidence au Carré Magique, Lannion).

Publié le par Ludor Citrik

 

 D’abord une suite d’infinitifs.

De la nécéssité de penser contre soi, de douter des évidences.

L’envie de revenir à la source, déstructurer le clown. Enlever ses brillances, ne pas utiliser ses atouts. Questionner ce qui va de soi. Retrouver les apprentissages fondamentaux, battre en brèche l’agentivité, celle qui me garantit que je suis auteur de mes actes. Rester dans le premier soi, celui qui ressent non celui qui connaît. Quelle merveilleuse destinée pour le clown de déconnaître. Articuler sa pensée à l’endroit où la langue se fabrique, être au cœur de l’appareil phonatoire. Matérialiser les chemins entre la pulsion et l’action, entre le phone et son expression. Permettre à la pensée de prendre corps. Façonner l’esprit en direct. Exhiber les mécanismes, les rouages, l’envers du décor comme l’intérieur d’un corps.

(texte en cours)

Ludor Citrik

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